En matière de fonctionnement tout d’abord, je relèverai simplement que l’équilibre précaire de cet édifice repose sur une augmentation de la fiscalité (+3,5% de la taxe d’habitation et de la taxe foncière, soit, corrigé vraisemblablement de l’évolution attendue des bases, suite à la revalorisation forfaitaire décidée par le Parlement de l’ordre de 2,5% à 3%, un impact pour nos concitoyens de 6,5% en taxes financées, pour une recette supplémentaire pour notre ville de 3 865 K€, de 2008 à 2009 -et que dire des hausses inacceptables programmées par le Conseil Général !), associée à une réévaluation des tarifs des services publics gérés par notre ville, en moyenne de 2%, générant 400 K€ de rentrées supplémentaires en 2009 (au passage équivalents au 400 K€ perdus en matière de taxe de séjour, puisque la compétence tourisme est désormais dévolue à Tours (+)).
En matière de pression fiscale, il n’aura échappé à aucun de vos auditeurs aujourd’hui que, si le taux de la taxe professionnelle devrait rester stable pour l’année 2009, comme l’a annoncé Tours (+), il semble hautement peu probable qu’il puisse être maintenu à son niveau actuel pour les prochaines années, ne serait-ce tout d’abord que par l’ajustement naturel qui s’effectue entre ces deux taxes (habitation pour le particulier, et professionnelle pour l’entreprise), assises sur les valeurs locatives, et par la nécessité de compléter les financements d’ores et déjà annoncés pour le tramway, par voie de presse, nécessité qui s’imposera rapidement, car, l’opération lancée, son financement deviendra crucial.
La hausse du versement transport, d’abord annoncée à 1,75% pour être finalement porté à 1,80%, soit une augmentation d’un tiers de ce prélèvement, qui concerne seulement les entreprises de plus de dix salariés, ne permettra certainement pas, dans les conditions d’une activité économique extrêmement tendue, comme nous la connaitrons en 2009, d’apporter les sommes significatives qui manquent encore au bouclage de ce projet. D’ailleurs, combien de petites et moyennes entreprises continueront de compter demain au moins les 10 salariés, qui les rendent redevables de cet impôt ?
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