Le nombre de sièges attribué à l'opposition municipale dans les CVL dépend de ses résultats électoraux. Soit deux représentants dans chaque conseil de vie locale. A Tours- Nord, Françoise Amiot y côtoie Pascal Thomas. Et c'est avec surprise qu'elle a appris, lors de la dernière séance de ce CVL, la réforme de la charte qui régit, entre autre, la composition des différents collèges représentatifs.
« L'opposition n'a pas été conviée aux réunions du groupe de travail qui a planché sur le sujet, affirme-t-elle. La majorité orchestre-t-elle cette réforme comme bon lui semble ? C'est en tout cas mon ressenti. » Et elle glisse au passage que si les CVL sont un formidable outil au service de la démocratie participative, ils peuvent aussi être « un instrument de maillage électoral ». Elle reconnaît toutefois que la volonté d'élargir le cercle des habitants conviés à participer aux séances part d'une intention louable, tout en s'interrogeant sur les modalités du tirage au sort sur les listes électorales. Une opération qui lui semble « lourde à mettre en œuvre » et qui concernera « des gens qui n'ont rien demandé ». A son avis, sans doute aurait-il mieux valu de susciter « plus de volontariat », ce qui correspond mieux, dit-elle, « à la volonté initiale du législateur. » Enfin, elle aimerait que les projets financés par les CVL correspondent mieux aux besoins de la population, surtout en ces temps de crise économique. Autant de réflexions qui seront portées par Pascal Ménage lors du prochain conseil municipal car Françoise Amiot, à son grand regret, ne pourra y participer pour des raisons personnelles.
Commentaires